Max et Lou – Belle réussite et sale arnaque.

Max et Lou, c’est une de ces vans stories aux éditions Chair de Poule que les anciens vous racontent le soir autour du feu. Ce sont en fait deux histoires en une : un premier achat de van impec’, puis un second avec un aménagement du tonnerre (comprenant découpes, isolation, seconde batterie et certification self-contained), soldé par la découverte d’une arnaque à vous empêcher de dormir la nuit. Éteignez les lumières et sortez le popcorn, on écoute Lou nous raconter tout ça au calme.

Faire un van à deux c’est plus difficile pour un couple que d’aller sur l’île de la tentation !

Lou

Mon van au calme : Max et Lou, qui est-ce donc ?

Lou : Hello Mon Van au Calme ! Nous sommes Max et Lou, deux frenchies qui ont un jour décidé de quitter leurs jobs, leur coloc’ et le fromage pour faire un long voyage, sans itinéraire ni date de retour. Après pleins de jolis diplômes et quelques années de boulot de “jeunes cadres dynamiques” à Paris, on avait vraiment l’impression de s’être perdus dans un système qui ne nous convenait pas. Nous nous sommes débarrassés du peu d’affaires que nous avions et avons sauté dans un avion. C’était il y a un an et demi, et même si c’étaient des mois incroyables, le fromage nous manque toujours autant !

J’ai (Lou) décidé d’écrire un blog parce que j’adore l’idée d’organiser mes souvenirs, de raconter notre périple et surtout les réflexions qui vont avec. C’est vraiment un travail que je fais pour moi même, mais évidemment j’aime aussi l’idée de le partager avec ceux que ça intéresse 😉

MVOKLM : Qu’est ce qui vous a amenés en Nouvelle-Zélande ?

Lou : Nous sommes arrivés en Juin 2018 en Nouvelle-Zélande. Ça faisait 10 mois que nous voyagions entre Asie du Sud et du Sud-Est. On aimait vraiment notre vie et on commençait à se dire qu’on cherchait plus qu’une longue parenthèse. On envisageait de devenir saisonniers, de travailler pendant quelques mois pour pouvoir voyager le reste de l’année. L’Asie ne nous avait pas coûté bien cher, mais si on voulait continuer il nous fallait faire rentrer de l’argent à un moment. Comme on avait l’âge requis pour faire un PVT (Permis Vacances Travail), on a décidé de se poser en Nouvelle-Zélande quelques mois.

MVOKLM : Comme vous le racontez sur le blog, vous avez d’abord acheté un premier van déjà self-contained à deux anglaises. Comment cela s’est-il passé ?

Lou : C’est Max qui s’est occupé de ce premier achat. Moi j’étais en Malaisie, car nous savions que la Nouvelle Zélande sans van coûte très cher. Du coup, c’était plus malin qu’un seul de nous deux y aille, achète le van et que l’autre le rejoigne après. Vu que je n’ai pas le permis, c’était vite vu !

Max a donc contacté plusieurs vendeurs sur les différents groupes Facebook. Il était à Christchurch et en plein hiver, donc les offres n’étaient pas vraiment légion. De tous les vans qu’il a testé, le plus “rassurant” en terme de conduite était un Hiace de 2001. Il démarrait immédiatement, la conduite était confortable, il était récent… et bien aménagé aussi ! Je sais que sur les groupes de voyageurs sur FB, on se moque beaucoup des gens qui accordent de l’importance à l’aménagement. Évidemment, ça ne doit pas surpasser le côté mécanique, mais quand on vit 8 mois dans un véhicule, en bossant, en ville, en plein hiver, on est contents de se sentir bien à l’intérieur de son véhicule de 3m² !

Du coup il nous a tout de suite plu. Le truc c’est que l’on ne connaissait pas trop le marché. On avait acheté une moto en Inde et une autre au Vietnam, et à chaque fois on s’était simplement basés sur nos instincts (car c’est comme ça que ça se passe là bas). Donc nous ne sommes pas allés faire de vérification mécanique avant achat. Ce qui n’a pas été un problème pour celui-ci, heureusement…

Il nous a coûté 5500 euros (négocié). Ce qui est beaucoup pour la période, mais en même temps il était vraiment spacieux (rehaussé et rallongé) et récent. On ne voulait pas qu’il nous échappe. Alors le jour même de mon arrivée en NZ, Max a récupéré le van et est venu me chercher avec à l’aéroport !

MVOKLM : As-tu des conseils pour acheter un van déjà self-contained en arrivant en Nouvelle-Zélande ?

Lou : Faire un check mécanique (mechanical check) avant achat ! Sur le coup, on a peur que le véhicule nous passe sous le nez, ou que l’on paye 180 dollars pour rien. Mais c’est toujours une bonne idée. Et si le vendeur ne veut pas, c’est qu’il ne faut absolument pas continuer avec ce van !

Toujours faire un check mécanique (mechanical check) avant achat (…) et bien vérifier la rouille.

LOU

Autre conseil : vérifier la rouille de partout, y compris sous le châssis et dans les jointures des fenêtres et des portes. Utiliser un aimant pour savoir si elle n’a pas été maquillée : l’aimant est attiré par la carrosserie saine, et pas par une carrosserie rouillée.

MVOKLM : Avez-vous fait des travaux sur ce premier van ?

Lou : Aucun. On avait déjà investi pas mal et il était en très bon état. Avant la vente, 8 mois plus tard, on a simplement changé le tissu qui recouvrait l’isolation du toit. Mais c’est tout.

MVOKLM : Comment s’est passée la revente ?

Lou : On a revendu ce van il y a à peine un mois. Nous nous sommes mis d’accord pour le vendre moins cher que notre prix d’achat. Beaucoup de voyageurs essaient de faire des bénéfices, mais nous avions vécu dedans pendant 8 mois et avions fait 15 000 kilomètres avec. Ça ne me semblait pas très juste. D’autant qu’il avait beaucoup de kilomètres au compteur (390 000 !). Même si les Hiace ont une durée de vie exceptionnelle, c’est quand même un risque.

Au final on l’a vendu en 3 jours, à 4700 euros. L’acheteur l’a emmené faire un check mécanique, et à part quelques détails qui peuvent gêner pour le prochain contrôle technique (les écrous de la porte pas assez serrés, la housse du siège principal trop abîmée…), le rapport était bon. C’est un van qui a presque 20 ans, donc le mécano a bien expliqué à l’acheteur qu’il ne pouvait pas être en parfait état non plus. Il a hésité et il l’a finalement acheté le lendemain.

Après ce qui nous était arrivé pour le van de mon père, nous n’étions même pas tristes de vendre le notre. On était principalement soulagés !

MVOKLM : Et après il y a eu ce fameux deuxième van… Que s’est il passé ?

Lou : Nous travaillions en Nouvelle-Zélande depuis 4 mois déjà quand mon père m’a annoncé qu’il voulait venir nous voir et voyager avec nous. Comme il voulait venir un mois, nous nous sommes posé la question de son logement. Louer un van aurait coûté très cher pour une seule personne, surtout en plein été. Il faut compter au moins 1500 euros ! On a donc eu l’idée d’acheter un véhicule et de l’aménager pour lui. Ça lui permettait de ne pas trop se soucier de son budget et nous de nous essayer à l’aménagement d’un van. C’était un projet qui nous tentait beaucoup et sa venue nous donnait une raison de le faire.

Le deuxième van : un Mistubishi L300 Rallongé
Le Mistubishi L300 tout nu

MVOKLM : Vous avez entièrement aménagé ce deuxième van. On a beaucoup aimé la façon dont vous avez procédé. Quel était votre cahier des charges de base ?

Lou : Nous n’avions pas vraiment de cahier des charges défini, plutôt quelques aspects que nous savions être très pratiques dans la vie en van et que nous voulions absolument avoir dans celui-ci. Un lit transformable, une cuisine intérieure, une batterie secondaire… Ensuite on a brodé pour tout faire rentrer dans le van en fonction des dimensions que nous avions. Ça a été un véritable casse-tête ! Faire un van à deux c’est plus difficile pour un couple que d’aller sur l’île de la tentation (mention spéciale pour le collage des filtres pour teinter les vitres : ça restera un moment très glorieux de notre histoire, haha) ! (MVOLKM : pour nous aussi, le collage des vitres reste un de nos souvenirs les plus glorieux.)

Question budget, nous voulions dépenser le moins possible à la base. Mais au fur et à mesure de l’avancement et des choix, on a décidé de miser sur le confort (relatif). Mon père a près de 65 ans, et même s’il est plutôt baroudeur en France, on voulait qu’il puisse être à l’aise ici. On a donc voulu le rendre confortable et esthétique, toujours dans l’optique que de toutes façons, nous allions le revendre après son départ.

Et hop la batterie secondaire

MVOKLM : Quelle a été votre plus grosse difficulté pour l’aménagement ? Si tu avais quelques tips pour l’aménagement complet d’un van ?

Lou : Le plus dur, c’est de faire rentrer tout ce qu’on veut dans un espace si petit ! Si on veut un lit de taille “normal” et une cuisine intérieure, il faut ruser pour agencer chaque centimètre d’espace correctement.

Pouvoir s’étaler est un bonheur

Le conseil que je peux donner (mais qui peut sembler évident), c’est d’acheter quelques bons outils. Nous on a tout fait à la main (à l’exception d’une visseuse) et c’était un peu idiot. On a certes économisé 200 dollars sur une scie électrique, mais perdu énormément de temps avec notre petite scie à main. Donc quelques outils de base, c’est un investissement utile !

Une réalisation au top

MVOKLM : Et puis, ça été la PLS…

Lou : Pour faire court, on s’est rendus compte 5 mois après l’achat que la carrosserie du van avait été littéralement rongée par la rouille. Pour maquiller ceci, les vendeurs ont injecté du plastique (ou une matière similaire, je n’ai pas le terme technique) qui avait été poli et repeint pour passer inaperçu. La carcasse du van ressemblait en réalité à du gruyère. Non seulement le van ne pouvait légalement plus rouler, mais il était surtout extrêmement dangereux de s’en servir. Au moindre choc, la tôle se serait rabattue sur nous. Loin de nous protéger, elle nous aurait surtout écrasés. Il a même fallu argumenter auprès du carrossier pour avoir le droit ne serait-ce que de l’amener à la casse… Et dire que mon père conduisait avec depuis dix jours… !

* mode gruyère : ON *

Vu l’étendue des dégâts, réparer le van aurait coûté deux fois plus que sa valeur actuelle. Donc nous n’avons pas eu d’autre choix que de le laisser à la casse du coin.

Rouille vue du toit

On a essayé de faire valoir nos droits en dénonçant le vendeur (qui a maquillé un défaut majeur et dangereux lors de la vente), mais on nous a claqué toutes les portes au nez. Les avocats nous ont dit qu’on pouvait espérer gagner entre 45 et 1500 dollars si on allait au bout de la procédure (ce qui est déjà impossible vu notre situation) et les flics n’ont même pas voulu en entendre parler. On a bien essayé de discuter avec le vendeur mais il a tout nié en bloc et a prétendu “discuter avec son avocat” (de quoi ? Aucune idée). Nous n’avions absolument aucun recours légal.

Le truc c’est que ce n’est pas une seule vente isolée. Ce vendeur (un kiwi de Christchurch) vend une centaine de vans par an à des étrangers. Son pote est mécano et on suppose que c’est lui qui valide les contrôles techniques des véhicules. Un de mes amis à Christchurch lui a acheté un van en même temps que nous, et il s’est rendu compte que celui-ci avait les pistons fondus. C’est donc bien une arnaque organisée.

MVOKLM : Nous, perso, on aurait probablement perdu la foi en l’être humain.

Lou : Haha ! C’est sûr que j’ai du mal à entendre des phrases du genre “les kiwi sont vraiment d’une gentillesse folle !” ou autre cliché. Car clairement, notre expérience prouve bien que ce n’est pas une vérité absolue. Mais à l’inverse, je ne généralise pas non plus. Je sais que les voyageurs et PVTistes en NZ sont un business (parfois immoral) pour certains. Mais il y a aussi des locaux adorables. En fait il faut juste se dire qu’il y a des abus partout, mais des gens bienveillants plus encore. La seule chose, c’est qu’on ne s’y attend pas forcément quand on arrive en NZ. On s’attend à des arnaques en Asie ou en Amérique du Sud, mais très peu sur le territoire kiwi. Pourtant, elles existent bel et bien, et c’est mieux de le savoir avant pour s’en prémunir, sans pour autant devenir parano sur le sujet !

Un super projet …
… Qui n’aura roulé que quelques semaines 🙁

Nous avons d’ailleurs eu de la chance, car deux jours avant notre départ de NZ nous avons rencontré Ruben, un kiwi d’origine Maori qui a entamé la discussion dans un parking d’Auckland et avec qui nous avons partagé nos derniers repas. Il était d’une gentillesse et d’une bienveillance folles. C’était super de rencontrer quelqu’un comme lui avant de partir. Ça nous a permis d’avoir un dernier souvenir heureux dans le pays et de le quitter sur une note positive !

MVOKLM : Comment avez-vous réussi à surmonter tout ça et continuer à voyager ? (Ce qui pour nous est la vraie réussite de cette histoire)

Lou : Déjà, on s’est rendus compte de l’arnaque quand mon père était encore là. Donc on n’a pas trop eu le temps de se plaindre ou de baisser les bras, il nous a fallu agir vite, pour profiter au maximum de sa venue malgré tout. On a déposé le van à la casse et on a continué le voyage : mon père dans notre van et nous en tente.

Par la suite, tout s’est enchaîné. Mon père est parti, on a mis notre van en vente et on s’est envolés pour les Samoa puis le Japon. Nous n’avons donc pas eu de période de déprime. Ça n’a pas été marrant pour autant sur le moment, mais nous avons étonnamment vite réagi et sommes passés à autre chose.

Financièrement, nous avions suffisamment d’économies pour que ça ne compromette pas trop la suite de notre voyage… Ça fait partie de ce que nous a coûté la Nouvelle-Zélande.

On garde quand même une grosse amertume à l’idée d’avoir mis autant d’efforts dans un van qui a fini à la casse… Mais au final, mon père a beaucoup apprécié son séjour et, même s’il n’a pas pu en profiter longtemps, il a adoré son van. Il pense d’ailleurs aménager le van de son exploitation apicole pour pouvoir barouder avec en France pendant sa retraite. C’est pas dingue ça ?

MVOKLM : Quels conseils donnerais-tu aux voyageurs pour éviter ce genre de mésaventures ?

Lou : Je vais surement sembler très pessimiste, mais je ne crois pas que l’on puisse se protéger complètement d’une situation pareille. J’ai reçu des témoignages de personnes à qui c’était arrivé. Certains ont acheté des vans avec les pistons fondus, d’autres qui ne peuvent pas rouler plus de 15 minutes sans que le moteur chauffe… Une française m’a raconté avoir acheté un van à 7000 euros. Le premier passage chez le mecano lui a appris que son van n’en valait pas plus de 1500… Et c’était son premier mois en NZ. Dur.

Le meilleur conseil je pense, c’est de prendre son temps. Si un van vous passe sous le nez, tant pis. Il vaut mieux ça que de partir avec une poubelle qui mangera toutes vos économies !

Lou

On peut néanmoins faire attention pendant l’achat et suivre les conseils énumérés plus haut, ou sur le site de Mon van au calme 🙂 Ça empêche au moins de tomber dans les arnaques les plus grosses. Le meilleur conseil auquel je pense, c’est de prendre son temps. Si un van vous passe sous le nez, tant pis. Il vaut mieux ça que de partir avec une poubelle qui mangera toutes vos économies !

Et malgré tout, ça ne sert à rien d’angoisser. Être prudent, oui, mais il faut tout de même garder en tête que c’est une aventure et que vous en tirerez du bon quoi qu’il arrive !

Vous avez aimé cette Van Story ? Vite, allez découvrir le blog de Max y Lou !

Vous aussi avez une Van / Voiture story à raconter ? Écrivez-nous !

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« Et sinon j’me lave où ? »

Oui au fait, maintenant que j’ai ma voiture / mon van, où donc vais-je me laver ?

C’est la question star des repas de famille et apéros entre copains quand on rentre au bercail. En général suivie d’un interrogatoire sur le fonctionnement et le degré de praticité des toilettes chimiques.

Mais vu qu’en Nouvelle-Zélande la concentration de WC au mètre carré est largement supérieure au nombre de moutons par colline, disons que ce n’est pas vraiment un outil très utilisé.

Revenons donc à notre histoire de douche. Que vous soyez en mode road-trip ou que vous travailliez en ville la journée et dormiez en van (ça, on l’a fait), vos options ne seront pas les mêmes. À chaque backpacker sa recette, en attendant voici nos conseils pour garder l’haleine fraîche, le poil soyeux et les fesses qui brillent.

1. Dans le van/la voiture.

  • La bassine (votre MEILLEURE AMIE) :

Parce qu’elle va vous permettre de moins galérer pour faire la vaisselle (hop, quand qu’il y a un point d’eau extérieur, on la sort et c’est parti) et de laver quelques petits vêtements en attendant la prochaine laverie, la bassine est aussi parfaite pour une toilette de chat (meow).

Ajoutez-y un gant en micro-fibre (offert avant le départ par les copains soucieux de notre hygiène), une serviette en micro-fibre et un savon, et vous voilà parés pour un sacré repoudrage de nez 19ème mamène.

PVTiste à sa toilette, Edgar Degas, 1886

*Interlude sur les eaux usées*

Désolés de nous excuser mais nous interrompons le fil de l’article pour vous parler un peu d’environnement, et plus précisément de la bonne conduite à tenir sur les rejets d’eaux usées.

Un véhicule self-contained vous permettra de stocker vos eaux usées (comme celles de votre lavabo et de votre bassine) avant le prochain dumping point.

Si votre véhicule n’est pas self-contained, ne jetez jamais vos eaux usées (dentifrice, eau savonneuse, eau de vaisselle, etc.) par-dessus bord. Si vous n’êtes pas proche d’un point de dumping ou autre moyen d’évacuation, conservez-les dans un bidon avant de pouvoir les relâcher dans la tuyauterie concernée, que vous devriez pouvoir trouver facilement.

*Fin de l’interlude sur les eaux usées*

  • Les lingettes :

Les lingettes, c’est super pratique, mais bon voilà, c’est un peu le sheitan. C’est mal pour l’environnement et c’est un peu mal aussi pour vous parce qu’elles peuvent à la longue être irritantes.

Si vous avez une peau atopique (eczéma, rougeurs) ou si vous craignez de perturber votre flore (ou votre faune), n’utilisez la solution lingettes qu’avec parcimonie.

Si vous en achetez, choisissez les avec le moins de nasties dedans (celles pour bébés, par exemple) et réservez les pour les grandes occazes (exemple: dîner de gala).

Vous connaissez une super marque de lingettes qu’elles sont biodégradables qu’elles sont pas toxiques et disponibles en Nouvelle-Zélande ? Écrivez-nous pour partager votre bon plan.

  • La douche solaire :

Alors là, on ne va pas vous mentir : après avoir vu plusieurs potes galérer avec, on n’a même pas ESSAYÉ la douche solaire tant cela nous semblait peu pratique pour des résultats jugés faibles (difficultés à chauffer, faible débit, etc.).

Cela dit, ce moyen a le mérite d’exister, est relativement économique (environ 15 dollars chez Mitre 10 ou d’occase sur Trade Me) et peut être plus pratique en été, ou pour celles et ceux pour qui l’eau froide est un don du ciel revitalisant.

2. En ville.

Vivre en van en ville, et y rester propre, qui plus est si vous travaillez, ce n’est pas une mince affaire. Un seul mot clé : s’organiser.

Votre calendrier hebdomadaire sera ainsi rythmé par de petites escapades vers la propreté, qui transformeront le simple fait de prendre une douche chaude en un véritable spa treatment (hashtag grateful, hashtag treat-yo-self).

Si vous ne l’avez pas déjà, l’application CamperMate est votre absolu meilleur ami du PVT et vous indiquera la plupart des douches et autres lieux de pèlerinages hygiéniques existants sur la carte, en ville comme en campagne.

  • VIVE LA PISCINE :

On n’avait pas autant aimé la piscine depuis les virées à Center Parcs pendant l’été 98. En vivant et travaillant en ville, c’est le moyen que nous avons préféré pour une vraie bonne grosse douche, à raison d’une fois tous les 3 jours, espacée par des toilettes de chat (meow meow).

Elles sont plutôt économiques (environ 5 dollars) et peuvent inclure un accès illimité au reste du centre aquatique. N’ayez pas peur, les PVTistes sont nombreux à le faire et les réceptionnistes ont donc l’habitude. Rendez-vous y avec vos tongs, votre serviette et trousse de toilettes, et demandez simplement le tarif pour une douche par personne.

  • Les salles de sport :

Certaines proposent parfois un accès payant à leurs douches (même tarif qu’en piscine). L’occasion d’aller soulever de la fonte après une semaine sans se laver puis de filer aux vestiaires. #nopainnogain

  • Les librarys et autres lieux insolites (non on ne blague pas) :

Nous avons ainsi découvert qu’une library (bibliothèque) en banlieue d’Auckland offrait des douches gratuites à ses visiteurs avec option de donation à l’entrée. Sans aucun doute des fans hardcore de Salut c’est cool.

  • Les stations services :

Ici les avis sont mitigés : certaines seront très propres, d’autres moins (checkez les commentaires CamperMate pour vous en assurer). Rien ne vous empêche d’aller vous garer et de jeter un coup d’œil, elles sont généralement accolées aux toilettes. Le procédé est très simple : il suffit de demander une douche à l’accueil de la station. Dans 99% des cas ces douches sont limitées dans le temps.

Les douches limitées sont un service courant en Nouvelle-Zélande. Elles fonctionnent soit avec des jetons ou une clé que l’on vous remettra à l’accueil, soit à pièces. Lorsque votre dû est payé elles délivrent de l’eau chaude. Au bout du temps imparti, soit elles se coupent, soit distribuent subitement de l’eau bien froide (électrochoc garanti). Comptez de 2 à 5 dollars pour 5 à 10 minutes d’eau chaude (un conseil, prenez la douche à plusieurs, si vous ne vous connaissez pas, c’est l’occasion).

Illustration couleur d’une douche limitée.
  • Les toilettes publiques (c’est mal) :

Là on ne parle pas de douche mais bien de toilette des chats (meow mew meow). Et petite la toilette, parce que si on ne le fait pas bien on met de l’eau partout et c’est pas cool. Mais les villes kiwies de toutes tailles étant dotées de toilettes publiques, il vous sera toujours possible de vous débarbouiller et de vous brosser les dents gratuitement.

Sarah s’est d’ailleurs fait un masque exfoliant à la boue de Rotorua dans les toilettes d’Arrowtown après une (très) longue journée de travail, et en garde un très bon souvenir (en faisant abstraction des bruits dans les compartiments voisins).

  • Les toilettes des cafés et restaurants (c’est re-mal) :

Sur cette option nous collerons une fois de plus le sticker « c’est mal mais bon » en précisant qu’il s’agit surtout de laisser tous les lieux que vous trouverez propres ou dans leur état initial (et vous verrez que vous pointer en short dans un café avec votre trousse de toilettes sans consommer passera plutôt moyen).

Mais si vous êtes attablé pour prendre un flat white, rien ne vous empêche d’aller discrètement mettre la tête sous l’eau et vous passer un petit coup de polish sans transformer les lieux en marécages.

  • Les points d’eau dans les parcs en été (exhibitionnisme level 100) :

Vous trouverez facilement des points d’eau dans les parcs en ville. Interdiction de vous shampouiner, mais idéal au petit matin pour se débarbouiller et se brosser les dents (par contre on garde son zlip – il y a des enfants).

3. Dans la nature.

Vous n’êtes pas en ville ? Les lacs et cours d’eaux s’offrent à vous (en hiver pour les plus téméraires). Et, contrairement à l’Australie, vous ne risquez pas d’y mourir dévoré par un croco.

Attention cependant à ne rien rejeter de polluant dans ces eaux !

*Interlude sur le savon et les cours d’eau*

Attention – si utiliser un savon écologique et biodégradable minimise l’impact environnemental, cela ne veut pas dire que cet impact est nul.

Tous les savons, biodégradables ou non, affectent négativement la balance naturelle des milieux aquatiques et ont une incidence nocive sur la faune et autres organismes vivants.

Que signifie d’ailleurs biodégradable ?

Une matière est considérée biodégradable si elle est en capacité de se décomposer par l’action d’agents biologiques naturels (bactéries). Plus spécifiquement, les produits sont estampillés biodégradables s’ils se décomposent en eau, carbone et biomasse à plus de 90% en 6 mois.

Gardez en tête que biodégradable ne signifie pas respectueux de l’environnement. Beaucoup de ces savons contiennent ainsi des substances souvent toxiques pour la vie dans les lacs.

Si vous vous apprêtez à prendre un bain sauvage, plutôt qu’utiliser du savon pour vous nettoyer, utilisez un simple gant de toilette et frottez. L’eau est un excellent solvant qui s’agrippe à la saleté et l’emmène au loin. Le savon n’est utile que pour décrocher la saleté plus facilement pour l’eau, donc rendre le rinçage plus aisé et rapide (moins d’eau consommée sous la douche).

Si vous devez utiliser du savon en extérieur (pour nettoyer une plaie par exemple) :

  • Prenez un seau ou une bassine
  • Remplissez là d’eau au lac ou dans la rivière,
  • Éloignez-vous d’au moins 30m de cette source d’eau,
  • Munissez-vous de votre savon biodégradable et sans phosphates (phosphate free),
  • Lavez et frottez en n’utilisant qu’une petite quantité de savon,
  • Rejetez vos eaux usées dans un trou creusé dans la terre de 20 cm de profondeur (pour permettre aux bactéries présentes dans le sol de décomposer complètement le savon).

Pour les animaux et beaucoup d’humains, les lacs et rivières sont source directe d’eau potable. Respectez donc ces environnements et n’y mettez rien que vous refuseriez de boire.

*Fin de l’interlude sur le savon et les cours d’eau*

4. Dans les campsites.

Grâce à CamperMate (non on est pas payés, on aime juste beaucoup), vous pourrez facilement repérer les campsites gratuits ou payants, ainsi que ceux du DOC (ou Department Of Conservation, ou département de conservation).

  • Les campsites payants :

Vous pouvez choisir d’y dormir et devrez payer votre nuit (avec douche illimitée normalement incluse). Mais vous pouvez également demander à l’accueil si il vous est possible de n’utiliser que les douches en échange de paiement. Il s’agit d’une option courante en NZ, surtout dans les lieux très touristiques où les randonneurs ont bien besoin d’une bonne douche après une grosse rando.

  • Les campsites gratuits :

Comportent très très rarement des douches. Nous n’en avons connu qu’une poignée délivrant de l’eau froide gratuite, en bord de mer (comme à Motueka ou Greymouth) et qui étaient plutôt pensées pour les locaux venant surfer, d’ailleurs.

Ces campings, proches des parcs nationaux, sont généralement réservés aux véhicules self-contained et comportent rarement des douches mais plutôt des points d’eau. Vérifiez donc sur CamperMate et voyez si vous êtes en jour de chance.

Certains DOC sites (ou bureaux du département de conservation) proposent des douches, c’est le cas du DOC de Mont Cook Village (au passage le plus beau du pays) qui propose de belles douches à pièces non loin de son parking.

5. Chez les gens (j’irai me doucher chez vous).

  • Les driveways :

Sachez que vous pouvez louer une allée de parking à des habitants qui vous permettront d’y dormir avec votre véhicule en utilisant leur salle de bain et wc (même le wifi). La location peut se faire à la nuit, la semaine voire au mois.

Vous en trouverez certains sur CamperMate, d’autres via petites annonces dans les journaux ou placées à l’entrée de supérettes ou centre commerciaux, ou tout simplement par le pote d’un pote qui a un cousin dont la tante propose (c’est aussi ça la Nouvelle-Zélande).

  • La ferme pour laquelle vous travaillez :

Certains employeurs vous mettront à disposition des structures sanitaires avec douches (souvent payantes). Plutôt rare, mais vous pourrez peut-être même poser votre van sur leur propriété en échange d’un petit loyer comprenant WC et douche. En général indiqué sur l’annonce de job, vous pouvez également demander à l’employeur si rien n’est précisé.

  • Les potos !

Au cours de votre périple, vous allez rencontrer plein de gens. Et parmi ces gens, vous vous ferez des potes de voyage, mais peut-être que sur place vos chemins se sépareront pour mieux se recroiser.

Dans ces cas il est très courant qu’aux retrouvailles ils ou elles aient loué un espace de vie plus grand que leur van (notamment en hiver).

Et dans ces cas, la solidarité fera le reste, car qui de mieux qu’un backpacker vous comprendra et saura voir dans quel état de détresse sanitaire avancé vous vous trouvez ?

C’est aussi là qu’on voit les kheys, celles et ceux qui deviendront vos ami(e)s pour la vie de toujours. Dans ce havre de paix, la douche sera chaude et illimitéeeeeeeeee (dans la limite du raisonnable).

  • Les parfaits inconnus :

Alors ça… C’est comme la douche solaire. On n’a pas essayé. MAIS on a entendu des légendes. Des backpackers pas comme les autres, qui auraient osé demander une douche dans un anglais approximatif à des habitants lambda, ou à qui on l’aurait proposée, possiblement par gêne olfactive. Des élus quoi.

On vous a invité à prendre une douche en Nouvelle-Zélande par bienveillance, amitié ou pitié ? Écrivez-nous et racontez votre histoire au monde. 

Illustration couleur de « l’effet de douche » chez un backpacker.

Autre chose ajouter pour améliorer cet article ? Des conseils, des questions, des anecdotes ? Écrivez-nous !

Besoin d’un coup de pouce ? Téléchargez le guide et la check-list pour acheter votre van.

C’est la flaque sous mon châr, que dois-je fâre ?

C’est le matin, vous venez de vous réveiller, vous entamez votre traditionnelle salutation au soleil face à votre van et remarquez sous ce dernier une tâche qui n’était pas là la veille. Ne prenez pas la fuite, nous allons découvrir ensemble de quoi il retourne.

Avant tout, vérifiez qu’elle provienne bien de votre véhicule.

Il se peut en effet que ce soit une tâche déjà présente avant que vous ne vous gariez là, ou simplement de l’eau issue d’une petite pluie ou de condensation. Si la flaque est fraîche, n’est pas de l’eau ou que vous en retrouvez systématiquement sous votre véhicule, la suite de l’article est faite pour vous.

Enfilons donc notre plus belle redingote en tweed et pipe vissée au bec, tentons de résoudre l’énigme du circuit coupable, en deux chapitres :

  • A quel endroit que ça fuit ?
  • Qu’est ce que c’est quoi que ce liquide ?
Salu lé fille.

1. Repérer l’emplacement de la fuite.

La première chose à faire, c’est de vous baisser et regarder là-dessous comment ça se présente. En fonction de la positon de la flaque vous allez pouvoir estimer la localisation de la fuite et commencer à résoudre une partie du problème.

Voici comment se présente schématiquement la répartition des différents circuits contenant du liquide sous votre véhicule :

Petite précision concernant cette illustration : elle est calquée sur un modèle de van à propulsion (entrainant les roues arrières) avec direction assistée et sans capot avant (le moteur est situé sous les sièges), soit 90% des vans que vous trouverez à l’autre bout du monde.

  • Si vous avez un véhicule traction (le moteur entraine les roues avant) : vous n’aurez plus d’arbre de transmission en l’avant et l’arrière. Le différentiel arrière (n°5) n’a plus lieu d’être et la partie 3, ne contenant que votre boîte de vitesses, est donc réduite.
  • Si vous avez un capot donc un moteur devant vous (donc plutôt une voiture) : les parties 1, 2, 3, 6 et 7 seront simplement plus avancées par rapport à vos roues avant.

Seconde précision, les couleurs ci-dessus n’ont pour but que de vous aider à y voir clair dans cette schématisation. Elles ne représentent pas la couleur du liquide contenu.

Justement la couleur du fluide, son aspect ainsi que son odeur sont autant de critères nécessaires pour obtenir la clé du mystère. En fins limiers, loupe à la main et chapeau sur la tête, passons donc à notre seconde partie.

Passion carreaux.

2. Identifier le type de fuite.

Trouvez-vous un morceau de carton clair ou une feuille de papier blanche et déposez-y un petit échantillon de liquide en fuite.

A l’aide du tableau de classification ci-dessous, notre analyse va se dérouler en 3 temps :

  • Dans un premier temps, regardez sa couleur, puis reportez vous au tableau et voyez de quoi elle se rapproche.
  • Dans un second temps, portez le liquide à votre nez et tentez de reconnaitre son odeur.
  • Enfin au toucher, vous allez déterminer l’aspect du fluide, plutôt liquide ou visqueux, fin ou épais, etc.

3. Que faire ensuite ?

Tournons-nous à présent vers le Docteur Jean-Michel Ouate, assistant spécialiste de son état. Équipé d’un Gravitomètre TX 132 dernier cri, il va procéder à une graduation du problème présenté par ladite fuite, en conséquence de quoi nous estimerons la suite à donner.

Alors là je clique, ça j’éclaire, là je tourne, c’est élémentaire.

Huile moteur : alerte jaune / orange.

Si la fuite est de faible ampleur ce n’est pas un problème très grave. Pour vous en assurez, veillez à vérifier votre niveau d’huile sur le moment et un peu plus fréquemment qu’une fois par mois. Si le niveau ne chute pas trop vite ou brusquement, pas d’inquiétude.

Si votre niveau passe sous la marque basse de la tige il est fort probable que la fuite soit plus importante. Surtout ne roulez pas avec un niveau d’huile au plus bas et passez au garage dès que vous le pouvez.

Liquide de refroidissement : alerte jaune / orange.

Souvent la fuite de liquide de refroidissement apparait sur l’avant du véhicule (proche du radiateur), mais il y a une possibilité que vous puissiez en retrouver ailleurs, notamment si votre van est équipé d’un chauffage d’appoint à l’arrière (comme c’était le cas du nôtre).

Une petite fuite de liquide de refroidissement ne mettra pas en danger votre vieux moteur. Commencez par vérifier votre niveau de liquide dans le vase d’expansion et voir si celui-ci est sous la marque basse. Vous pouvez également attendre que votre moteur soit froid et regarder sous le bouchon de radiateur. Si vous ne voyez pas de trace de liquide de refroidissement là dedans c’est que vous devez être au plus bas. Dans ce cas, direction le garage le plus proche.

Attention : ne prenez pas la route en étant au niveau bas, rechargez en liquide de refroidissement ou en eau le cas échéant (solution uniquement provisoire pour quelques kilomètres en hiver).

Huile de boîte à vitesses/transmission : alerte orange. 

Un joint doit fuir à quelque part et nécessite une petite réparation. Si vous conduisez une automatique, un signe avant-coureur de fuite apparait lorsque la vitesse supérieure s’enclenche difficilement ou pas du tout.

Liquide de freins : alerte rouge.

Nécessaire au freinage, c’est une des fuites les plus dangereuses. Même en petite quantité elle peut modifier le comportement de votre véhicule lorsque vous freinez. Direction le garage sans perdre de temps.

Huile de différentiel arrière : alerte jaune / orange.

Nécessitera une réparation mais vous pouvez rouler, sauf si la quantité est trop importante. En effet, le bloc de différentiel arrière ne contient qu’une petite quantité d’huile, à surveiller donc.

Liquide de direction assistée : alerte rouge.

Comme précédemment, commencez par vérifier le réservoir associé. Si le niveau n’est pas entre les marqueurs de niveaux haut et bas, c’est qu’il y a un problème. Sans intervention rapide les réparations vous coûteront bonbon. Foncez au garage (sans excès de vitesse).

Liquide lave-vitres : alerte jaune.

Un joint doit fuir, mais ne représente aucun danger mécanique.

Carburant : alerte rouge.

Direction le garage. Si votre véhicule est un diesel il n’y a quasiment aucun risque de feu mais il faut réparer. En revanche, si vous roulez en essence, ne démarrez pas et appelez une dépanneuse.

Ce n’est pas parce que le réservoir est situé à l’arrière du véhicule qu’une fuite ne pourrait survenir que dans cette zone. Le carburant circule du réservoir au moteur, vous pourriez donc en retrouver ailleurs.

Attention : Il est possible que vous retrouviez du carburant sous le véhicule dans le cas d’un trop plein. Si vous venez de passer en station service et avez gavé titine comme une oie avant les fêtes c’est certainement le cas.

Remarque : avant de vérifier vos niveaux, assurez-vous d’être stationné sur une surface relativement plane et moteur à froid (ou à peine tiède).

4. Épilogue.

Nous pouvons conclure sur le fait qu’il est important de réaliser une estimation du volume de la fuite subie.

En règle générale, si vous retrouvez une flaque sous votre véhicule, n’attendez pas pour vous en occuper. Non seulement cela vous coûtera moins cher que si le problème s’aggrave, mais vous pourrez également parcourir en plus grande sécurité sur les belles routes de Nouvelle-Zélande.

Enfin, si certaines fuites sont alarmantes à partir d’une faible quantité, gardez également en tête que quelques gouttes par ci par là ne représentent pas un danger. Notamment l’huile moteur, comme on vous le précisait déjà dans cet article.

Voilà, nous arrivons enfin au bout de cette investigation haletante. Vous pouvez à présent vous replonger dans votre morning routine yoguiste en vous sentant un peu plus en paix. Toujours en panne, mais en paix.

Merci à Jean-Michel pour son utilité à forte valeur ajoutée, merci à vous pour votre attention, et n’oubliez pas : même en cas de problème, restez dans le flegme.

A bientôt pour de nouvelles enquêtes passionnantes !

A la tienne Étienne.

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C’est l’histoire d’un van – Partie 1.

Au début il n’y avait rien. Une mince idée, un début d’envie, un embryon de projet. Ce projet, NOTRE PROJET, de trouver un van vide, tout nu et de l’aménager nous-mêmes, de A à X. Voici l’histoire des aventures de ce van. Un van nommé Pizza.

1. Origines story.

A l’obtention du PVT en Nouvelle-Zélande, il n’y avait qu’un seul but : parcourir par n’importe quel moyen un pays qui, comme beaucoup d’entre vous, nous faisait rêver.

Et comme beaucoup d’entre vous, en tapant « découvrir la Nouvelle-Zélande », nous tombions assez rapidement sur des articles vantant les mérites de la découverte itinérante, en van ou en voiture. Souvent même, nous avions lu qu’il s’agissait de LE pays idéal pour ce type d’aventure. On ne sait pas pour les autres pays, mais en tout cas, on valide : nous là-bas, on a bien kiffé ça.

En parallèle, trainant par hasard sur YouTube à quelques mois du départ, Florent découvrait cette magnifique vidéo :

Un gars ingénieux, à l’accent anglais, qui se construit un van en 17 jours, avec une coiffure IMPECCABLE. Il ne lui en fallait pas plus pour tomber en love et être très très inspiré. Surtout en lui se produisit un déclic majeur : il s’en sentait capable.

Au passage, il faut vous repréciser qu’aucun de nous deux n’avait une quelconque expérience de l’aménagement de véhicule, ni de diplôme en menuiserie ou mécanique ou électronique.

En revanche, Florent, très jeune amoureux de petites briques Danoises, avec un papa maître dans l’art du « on n’est jamais mieux servi que par soi-même. », a toujours eu la fibre bricoleuse ou en a été le témoin.

Bref, l’idée avait fait son chemin et sans savoir comment s’y prendre, on commençait à regarder des vans un peu hasard, notamment sur Trade me. Assez vite, en ayant pu glaner ci et là des informations sur les différents modèles et les possibilités d’aménagement, on s’est vite décidé à : petit un, acheter un van et petit deux, l’aménager à notre convenance.

Nos pré-requis :

  • Un grand lit parce que Florent il est grand,
  • Une cuisine intérieure pour se préparer des plats à l’abri quand il pleut,
  • Une bonne isolation pour affronter les froides nuits de l’île du sud,
  • Une homologation self-contained pour plus de liberté,
  • Et surtout, SURTOUT, un monstre de fiabilité mécanique.

2. Quand on arrive en ville.

Dès notre arrivée nous savions donc à peu près vers quel type de modèle nous allions nous orienter, on pensait très fort au Toyota Hiace, qui d’après beaucoup de retours, dont ceux de potes sur place, donnait le sentiment d’être très sûr mécaniquement, certains dépassant même les 500 000 km !

Sur place donc, 3 nuits réservées dans le backpack le plus miteux d’Auckland (big up Xbase Auckland, cimer pour la crasse et les draps tâchés de sang). En ville nous retrouvons Natacha et Romain, notre couple de potes en fin de PVT.

Ayant fait la même démarche que nous souhaitions entamer (aménager leur van), ils ont été de précieux conseil, notamment sur les lieux où se procurer du matériel de construction, les bons plans, les petites choses administratives à connaitre, où chercher son van … Bref, tout ce que nous aurions aimé savoir avant de partir mais que nous n’avions pas forcément trouvé dans nos recherches.

Suite à nos charmantes nuits en centre-ville, direction la banlieue pour 3 semaines de WOOFing prévues juste avant notre départ dans une auberge-éco-communauté-vegan nommée Fatcat. On pourrait tenter de vous décrire pendant des heures le concept, vous ne comprendriez pas forcément tant il faut le vivre. Sachez que rien n’y ressemble, que pour nous c’est comme la famille et un lieu qui restera pour toujours « une maison à l’autre bout du monde ». Une maison avec un grand garage, des outils et du bois. Pratique non ?

Une semaine plus tard, bien installés, ayant pris nos marques et ouvert un compte en banque, il était temps de lancer nos petites recherches. Recherches que nous avions bien affinées en discutant autour de nous, notamment avec les managers des lieux, Chiara – Italienne – et Dan – Alaskien – qui passaient le plus clair de leur temps libre à retaper des véhicules de la tête aux roues, et en connaissaient donc un rayon côté mécanique.

Ce sont eux qui nous conseillent d’office (si possible) d’acheter plutôt un véhicule diesel et manuel, d’expérience optimal pour un long road trip en NZ. On est alors mi-mars, et il nous faut trouver ce van vide – direction donc LeBonCoin version kiwie, Trade me !

3. A la recherche du temps perdu.

Assez rapidement nous avons quelques touches et Florent va assister à sa première visite, par chance dans un quartier voisin. Invitation reçue par texto, rendez-vous le jour même avec un kiwi plutôt sympa pour voir le véhicule, un Hiace année 92 appartenant à son église et utilisé pour le transport des enfants de chœur de la paroisse (non ce n’est pas une blague).

Voilà donc Florent, seul face au vendeur, devant inspecter un véhicule, le conduire à gauche pour la première fois, lui poser des questions, répondre aux siennes et le tout en anglais silvouplé.

On va dire que tout n’était pas très très clair, mais le van avait l’air en bon état, disponible tout de suite et juste à côté ! Nous nous tâtons (oh oui tâtons nous). Croisant des backpackers nous disant qu’un an ça passe vite et qu’il faut en profiter, nous prenons peur de perdre du temps de voyage, et réfléchissons à acheter tout de suite pour aller au plus vite. Même la croix chrétienne de 2 mètres de long côté conducteur dessinée à la bombe de peinture turquoise sur blanc dégoulinant nous paraissait SYMPA. On avait oublié que rien ne sert de courir petit frère. Heureusement le van, mis aux enchères à 3000$, s’est vendu bien au-delà de notre prix limite de 5000$. Heureusement, car quelques jours plus tard nous allions enfin trouver notre perle rare.

Ceci dit avant la perle nous avons tout de même eu un second rendez-vous avec un autre vendeur à Auckland. L’histoire vaut le détour (un genre de Mad Max Fury Road avec des ados en gueule de bois) et on vous l’a déjà racontée, si vous ne la connaissez pas relisez donc le premier chapitre de cet article.

4. La bonne pioche.

On est quasi fin mars et au cours de son surf quotidien sur Trade me, Florent va repérer une annonce située à Hamilton, une ville à une heure au sud d’Auckland (le cercle de recherche avait été agrandi pour essayer de trouver du nouveau et du moins cher, si possible). L’annonce est mise en ligne par un concessionnaire qui propose un Hiace année 1996 propre… Diesel, manuel, chauffage à l’arrière, 270 000 km, à 5000$ (environ 3300€ à l’époque). Plutôt cool ! Un mechanical check à 100$ est aussi proposé avec un garage partenaire. Cette dernière information ne nous plaît pas trop, préférant pouvoir choisir un garage neutre afin d’éviter tout risque de connivence.

Mais après un rapide check du véhicule sur Carjam, tout parait ok. On prend donc contact et saute dans un bus, direction la jolie petite ville d’Hamilton. Non on déconne. Hamilton c’est une zone industrielle jouxtant une rivière et un centre ville historique construit autour d’une route départementale.

Aussitôt arrivés, en route vers le concessionnaire, situé à une petite heure de marche de là. Ça tombe bien, on pouvoir profiter du décor !

(Décor qui est très bien, précise Sarah qui n’a pas de problèmes avec la ville d’Hamilton, qui en profite aussi pour vous dire que si vous aimez Hamilton vous avez bien raison).

Une fois là-bas, on rencontre le vendeur, il nous montre le van, nous explique son historique rapide (un seul propriétaire kiwi) et nous laisse une clé pour le conduire, en échange de nos passeports. C’est parti dans les rues de la ville, virage à droite, virage à gauche, ça tient la route. On teste l’embrayage, effectuons des démarrage/arrêt plusieurs fois, tout fonctionne. Garés dans un lotissement, on prend quelques mesures intérieures et on jette un œil sur le moteur, propre. Ça a l’air d’aller mais rien n’est certain. Pour se rajouter un peu de pression, on doit subir les aboiements de deux chiens à 10 mètres de là et leur propriétaire qui nous fixe depuis son jardin. Alors c’est très con, surtout avec le recul, mais à ce moment là on était un peu paumés et stressés.

Sur le chemin du retour, on se dit que nous n’avons pas assez d’éléments en notre possession pour être SÛRS que ce van ne présente aucun risque, et on accepte donc auprès du concessionnaire de faire réaliser le mechanical check le lendemain matin dans leur garage, ne pouvant en choisir un autre.

Nous nous quittons là-dessus et rentrons dans notre bonne aubÊrge pour la nuit, Florent commençant à sérieusement réfléchir à des aménagements sur papier suite aux mesures prises plus tôt. On croise les doigts pour que tout se passe bien et on file au dodo.

C’est le lendemain, les oiseaux chantent, le rendez-vous chez le concessionnaire est prévu en début d’après-midi. Nous profitons de la matinée pour passer à la banque en centre ville et retirer 5000 $ en cash, ce qui représente un belle grosse liasse violette que tu caches au plus près de toi, prêt à mordre toute personne qui te demanderait l’heure d’un peu trop près.

14h. Nous arrivons chez notre ami intermédiaire qui nous présente le rapport complet du garage. Très sympa, il nous installe à une petite table et nous propose de relire tranquillement le compte-rendu sans nous mettre la pression, plutôt bon signe. Mais on se rend compte que quelque chose ne va pas. Le rapport est bien fait, exhaustif, pas de souci à ce niveau là. c’est plutôt sur la partie conclusion que notre attention se porte.

Il y est écrit noir sur blanc OIL LEAK (ou fuite d’huile).

On en parle avec le concessionnaire, qui forcément nous dit que ce n’est rien et que tous les véhicules sont susceptibles de fuites d’huile, mais que toute fuite n’est pas à considérer comme un problème grave. Pour le coup il avait raison, comme on vous en parle ici. Mais sur le coup, nous on n’y croit pas. On demande donc la permission de reprendre le van et refaire un tour, permission accordée.

Ce faisant, on file en direction du garage, préférant échanger directement avec la personne ayant réalisé le passage en revue. En y allant un peu au culot, on finit par s’entretenir avec lui, et très sympa, il nous fait comprendre que, certes la fuite existe, mais qu’elle n’est pas dangereuse en l’état. A tout hasard on lui demande combien couterait une réparation. Vu que rien ne presse et que de toute façon il faut sortir le bloc moteur pour réparer, il nous conseille de le faire lors du prochain changement de cambelt, soit maintenant, soit à 300 000 km. Le chiffre tombe : 1000 $ environ pour le tout.

Ok, on le remercie, souffle un bon coup et retourne au van sur le parking. Là on se pose vraiment la question de l’achat. Sortir 1000 $ en plus c’est hors budget pour nous. Mais heureusement-il-y-a-Dan-notre-ami-mécanicien.

– « Allô Dan ? On est face à un van qui présenterait une fuite d’huile, c’est grave ?
– Tu as fait le niveau d’huile, tout est ok ?
– Yes.
– Vous avez roulé avec, le moteur est chaud ?
Yes.
– Baisse-toi et regarde sous le van.
Yes.
– Tu vois une flaque ? Des gouttes tomber ?
No.
– Sous le capot, il y a des trace d’huile visibles sur les composants ?
– No.
– C’est pas une fuite importante.
– Ok. Tu crois que je peux négocier le prix d’achat au vu de ce que coûtent les travaux ?
– C’est toi qui possède l’argent non ?
– Yes.
– Alors c’est toi le patron.
Yes. »

On raccroche et on en discute. Acheter le van 4500 $ nous permettrait de se laisser une petite enveloppe supplémentaire pour d’éventuelles réparations en rapport avec la fuite. On considère qu’à ce prix là on prendra le van, mais qu’on va d’abord en demander 4000 $ pour l’exercice de négociation.

Assis à son bureau, on déroule notre argumentaire en justifiant l’écart de 1000$ sur la base des réparations annoncées par le garagiste. Il nous répète que tous les véhicules après quelques années présentent des fuites et que dans notre cas ce n’est pas forcément grave. Peut-être, mais en l’occurrence la fuite, peu importe son volume, est bien présente. Et en cas d’évolution nous ne serions pas en capacité d’assumer un prix d’achat plus des frais de réparations au-delà des 5000 $.

Il comprend et nous indique qu’il doit joindre le propriétaire pour lui soumettre notre offre. Il part téléphoner, on attend. Il revient : « Le propriétaire est d’accord pour descendre jusqu’à 4500 $, mais c’est sa best and final offer« .

On se regarde et on s’excuse auprès du vendeur pour pouvoir sortir et en discuter entre nous. Une fois dehors on met 10 secondes pour se dire « ok on a un van » et 5 minutes de plus à parler de tout et de rien, pour la forme.

On rentre, on accepte le deal et le sourire revient sur tous les visages pendant qu’il compte le total des billets tendus, que sa secrétaire nous fait la passation de propriétaire et que nous prenons en main les clés de notre nouveau bébé, le fraîchement renommé Pizza.

Fin de la partie première. La partie 2 est disponible ici !

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Fuite d’huile : c’est grave Docteur ?

La fuite d’huile, ce n’est pas toujours ce que l’on croit, et pas toujours grave genre direction-l’hôpital-chauffeur. Tentons d’y voir un peu plus clair.

Impossible de croiser un véhicule de PVTiste en Nouvelle-Zélande sans passer par la case « fuite d’huile ». Même sans s’y connaître, le mot fait peur, et si l’on souhaite acheter un véhicule qui a une fuite d’huile ou si l’on s’aperçoit que c’est le cas de son van pendant son PVT, c’est un peu la panique à bord.

Vous trouverez sur internet de nombreux articles professionnels sur la fuite d’huile, ses causes, ses solutions. Ces articles sont écrits par des experts, et renvoient généralement vers une offre de garagiste.

Si nous décidons de nous y intéresser sur le blog, c’est donc pour traiter le sujet comme des PVTistes pour des PVTistes.

C’est à dire : des gens qui roulent sur de vieux véhicules (souvent, des modèles japonais), à petit budget, beaucoup de kilomètres à faire, pas ou peu d’outils, pas l’intention de passer sa vie et ses économies chez un garagiste, et une revente rapide à la fin du voyage.

Parce que vous êtes au bout du monde par rapport à votre garagiste préféré basé à Nantes (vous savez celui à côté de votre travail qui est sympa), on va vous donner notre point de vue acquis par l’expérience du terrain.

Parce qu’en PVT on a pas vraiment de salaire parce qu’on a pas exactement de travail, que les voitures sont quasi toutes Japonaises et réputées immortelles mais qu’en même temps les Nippons ont une notion impromptue du sacrifice, et que pitié TOUT mais pas tomber en panne ou pire : devoir acheter un second véhicule pour remplacer le premier, fini en cube dans une casse à Blenheim (peut-on imaginer fin plus triste ?).


Pascal, votre garagiste à Nantes.

Comme d’habitude, le problème « fuite d’huile », nous y avons aussi été confrontés, et nous avons appris 2-3 trucs utiles au passage.

Une grande majorité de véhicules anciens ont une fuite d’huile.

Même si ça roule, même si c’est un van en super état. Avec autant d’années derrière eux, ces vieux bolides ont TOUJOURS une petite fuite d’huile (insistance sur le « petite »). Ce n’est donc pas une bonne raison pour ne pas acheter, sauf si la fuite est niagaresque, mais ça, on en reparle plus tard.

Donc, si vous faites un « mechanical check » sur un vieux véhicule, vous trouverez souvent la mention « oil leak« , même si la fuite est assez petite pour ne pas vous poser problème. C’est d’ailleurs ce qui nous est arrivé, comme on vous en parle au chapitre 4 de cet article.

L’important est d’arriver à estimer l’ampleur de la fuite d’huile, et donc sa gravité. Avec un véhicule qui présente une petite fuite d’huile il est possible de rouler et faire son PVT avec, puis le revendre sans arnaquer les futurs propriétaires.

Comment savoir s’il y a une fuite d’huile ?

  • Vous êtes en panne. On commence par le pire pour évacuer toute forme de poisse. Le véhicule n’avance plus. Le moteur fume. C’est la PLS. Vous ne saurez que c’était une panne liée à une fuite d’huile que quelques heures plus tard, et vous reprendrez bien un peu de lamb and mint pie pour oublier.
  • Vous jetez un œil sous le capot et plusieurs éléments sont couverts d’huile. Soit vous ou vos prédécesseurs en avez renversé en refaisant le niveau, soit un joint ou une durite ont lâché et aspergé d’huile d’autres composants.
  • Votre niveau d’huile baisse anormalement vite, vous devez renouveler l’huile trop fréquemment. Un contrôle des niveaux doit être effectué à la fréquence d’une fois par mois. Si le niveau d’huile est systématiquement très bas, c’est mauvais signe : direction le garage.
  • Votre voyant de pression d’huile du moteur s’allume pendant la conduite. Il vous signale que la pression d’huile du moteur est insuffisante, potentiellement lié à une fuite dans cette zone. Dans ce cas c’est arrêt du moteur direct, puis contrôle du niveau d’huile à froid. Rajoutez-en si besoin et assurez vous qu’au redémarrage le témoin s’éteigne.

Attention, si le voyant s’allume alors que le niveau est correct, ou bien reste allumé malgré l’appoint, ne reprenez pas la route dans cet état. Faites appel à une dépanneuse, direction le garage.

  • Le vendeur du véhicule que vous visitez vous le dit. Au moins il est honnête. Vérifiez par vous-même à l’essai ou programmez un mechanical check. S’il vous décrit même sa « routine huile » : « là t’as la bouteille dans l’coffre moi j’en remets un coup tous les 50-100km bon ça va c’est facile » (c’est sympa, c’est cuisine). vous vous devez de FUIR.
  • Vous avez découvert cette fuite à la suite d’un mechanical check. Cela va surtout vous en dire plus sur son état et sa cause. Si vous voyez écrit « oil leak » sur le rapport ou toute autre anomalie, pointez-la du doigt au garagiste qui vous donnera son avis et, kiwi comme il est, sera super franc et sympa avec vous.
  • Vous remarquez une grosse tâche ou une flaque sous votre véhicule garé. Vous êtes resté garé quelques heures au même endroit. Le liquide sous le véhicule ne vous semblait pas être là avant et parait venir de la voiture. Vous touchez, c’est visqueux et de couleur sombre (surtout avec un diesel). Vous faites face à une fuite d’huile de votre bloc moteur.

Pour en savoir plus sur la marche à suivre lors de la découverte d’une fuite sous votre véhicule, nous vous renvoyons à notre article complet sur le sujet.

Quel risque représente une grosse fuite d’huile ?

Sans huile, le moteur est menacé (*musique dramatique*).

L’huile lui permet de se refroidir, de limiter les frottement, les risques de corrosion, elle lubrifie toutes les pièces… La fuite va tout simplement tuer le véhicule. Un peu triste quand tout l’intérieur est chouette et bien aménagé…

Peut-on réparer une fuite d’huile massive ?

Oui, mais c’est souvent une réparation importante et souvent assez chère. C’est bien pour cela qu’on vous conseille de fuir les véhicules avec de grosses fuites. Vous allez ramer pour rouler, dépenserez pas mal d’argent et pas mal de temps à vous préoccuper de vos flaques et de vos niveaux, et surtout, surtout, vous aurez beaucoup de mal à le revendre. Sauf si vous mentez… Mais ici on n’aime du tout pas les mensonges, donc vous n’allez pas mentir n’est-ce pas ?

Une petite fuite est-elle grave ?

Nous y voilà, et ça, c’est vraiment ce que nous avons appris (et le but de cet article). Une fuite type « quelques gouttes » (traces de gouttes, toute petite flaque), peu fréquente (vous ne la retrouvez pas systématiquement sous le van), avec des niveaux d’huile stables, qui ne baissent pas brusquement, et un véhicule qui ronronne bien : no worries.

Comme on vous l’a déjà indiqué, c’était notre cas à l’achat du van. Mais la discussion franche avec le garagiste, des PVTistes, d’autres amis kiwis, puis le reste du voyage ont totalement confirmé l’information ci-dessus. Si on a un van en Nouvelle Zélande, dans le merveilleux pays où l’on ne jette rien, il est normal d’avoir une petite « fuite » d’huile. Le véhicule pourra rouler encore longtemps, à la condition sine qua non d’être bien entretenu.

Notre conseil est toujours le même : soyez soigneux, soyez vigilant.

  • Ayez un petit bidon d’huile dans votre véhicule,
  • Vérifiez les niveaux d’huile une fois par mois,
  • Un petit coup d’œil sous la voiture voir si la goutte ne revient pas trop souvent,
  • Et surtout, faites la vidange et le changement de filtre à huile tous les 10 000 km (entre 100 et 150 $ NZ), c’est impératif.

Mais ne cherchez pas à tout prix le van zéro fuite, il n’existe pas (sauf neuf, mais à ce qu’il paraît c’est plus cher).

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Ça sent pas bon : 6 signes qu’il vaudrait mieux ne pas acheter

Loin de nous l’idée de vous porter la poisse, mais quand on décide d’acheter un véhicule, mieux vaut ne pas se louper.

On ne compte plus les histoires d’horreur entendues sur la route (fuite d’huile niagaresque, moteur mort, faux sticker self-contained…), certaines se soldant à contre-coeur par l’abandon du bolide et l’obligation d’en acheter un autre. Avec un budget de backpacker et des rêves de voyage, on aimerait mieux ne pas en arriver là.

Chez monvanaucalme, on est pas mécanos – mais on ne nous la fait pas pour autant. En un an, nous avons vu et entendu assez de choses pour pouvoir dire à d’autres : « ouhla non, ça sent pas bon ». Ayant fait des recherches au préalable et créé une petite « check-list » mécanique, nous avons pu éviter les pièges lors de l’achat de notre van, Pizza. Mais nous avons aussi parmi nos amis des cas très classiques de « véhicules à problèmes » que vous rencontrerez sûrement en Nouvelle-Zélande ou ailleurs. Voici donc un petit florilège de ce qui devrait vous mettre la puce à l’oreille et qui (on l’espère !) vous aidera à poursuivre l’aventure au calme.

1. Le « mauvais feeling ».

Bah oui, c’est tout simple. Les gens qui font du yoga ont dû vous le dire : il faut se faire CONFIANCE. Sur l’annonce ou pendant la visite, on a ce sentiment de malaise, généralement un mélange de choses qui vous semblent étranges sans que vous arriviez vraiment à mettre le doigt dessus. Et même si le temps presse, que de prime abord tout a l’air bien, que le prix est bas, que vous n’êtes pas les seuls sur le coup, et qu’il faut se décider pour vite se mettre en route – prudence !

Avant de trouver Pizza, nous avions repéré un van en très bon état sur Trade me, qui correspondait à toutes nos attentes. La description était certes un peu short (signe n°1), mais l’annonce présentait pas mal de photos du véhicule, et le propriétaire était kiwi. Feu vert, à priori. Nous nous rappellerons longtemps de la visite, à l’autre bout d’Auckland.

Rendez-vous pour 16h pris 3 jours avant par téléphone, le jour dit on se fait prêter une voiture et on traverse tous les embouteillages de la ville. Mais on arrive à l’heure, ouf. Quartier plutôt chic, avec de belles voitures et des vans rutilants un peu partout. Dans nos têtes, c’est bingo – Dans nos slips, c’est jojo. Bon, on tombe sur la seule maison qui collectionne les vieux pneus et les bidons rouillés dans son jardin. Bon, le proprio ne répond plus à son portable. Bon, on sonne à la porte et c’est un gamin de 15 ans assez antipathique qui nous ouvre. « Mon frère dort, il a la gueule de bois. ».

« Je vais vous montrer moi-même le van mais bon je connais pas trop… ». Ok, on monte dedans, le fiston assis au milieu et on démarre sans problème. Le van roule bien, on en profite pour poser quelques questions : « Un historique du véhicule ? Aucune idée », « si le WOF est à jour ? je sais pas. », « Si on roule souvent avec ? C’est le van de mon frère. », « Depuis quand il est proprio ? Bah environ 2 semaines … ».

On est tellement sur le cul qu’on ne regarde pas le moteur. On le ramène chez lui puis repartons chez nous. Le lendemain, texto du frère, pressé de vendre. On l’appelle, il est installé confort dans sa gueule de bois. « Écoutez je ne l’ai que depuis 2 semaines car en fait moi je fais du business de véhicules que j’achète et revends ». « Si le van a déjà eu des problèmes ou des réparations ? Non. ».

On lui propose de faire un mechanical check dans un garage de notre choix. « Pas de souci mais il faut que je vous dise, il y a une fuite, peut-être deux, au niveau de la transmission et peut-être aussi du vase d’expansion, enfin voilà rien de bien grave … ».

Nous avons donc répondu merci, mais non merci. Et ce, en dépit de la bonne impression de conduite du van et la forte envie de commencer notre voyage.

Le petit frère : « Mon grand frère dort aujourd’hui, c’est moi qui gère. »
Le grand frère : « Hier je dormais mais c’est moi qui vends. »

Le père : « Putain c’est moi ou les gamins sont encore en train de refourguer leur épave ? »

Car si le vendeur est négligent dans sa démarche de vente, il y a fort à parier qu’il l’est avec le véhicule. D’où ce « mauvais feeling » tout à fait justifié, qui n’est autre que la manifestation physique de votre inconscient criant « MAUVAIS PLAN BERNARD, MAUVAIS PLAN ! »

2. 100% déco, 0% mécanique.

Vous avez trouvé un van sur Facebook qu’il-est-beau qu’il-est-magnifique et regarde sur les photos ohlala le filtre sépia et la mer et ohlala la fresque d’inspiration maorie sur l’extérieur et ohlala les petits tiroirs avec les petites loupiotes.

En clair : le van vous a tapé dans l’oeil et on a beau être cyniques, nous sommes tous plutôt réceptifs à ce genre de détails. D’autant que pour vivre 12 mois dans 4m2, les petites loupiotes et le joli plaid vont être plus que nécessaires.

On ne dit donc pas que l’aménagement n’est pas important. Seulement voilà : le van, il faut qu’il ROULE. C’est la chose la plus importante pour votre voyage et pour la revente. La décoration intérieure n’est pas un signe de « bonne santé ».

Vous pourrez toujours investir 100 dollars chez K-Mart ou Spolight ou en « op’ shop » pour donner à votre bolide un style sympa, mais vous ne pourrez jamais voyager avec un van qui ne roule pas. Vous y perdrez beaucoup de temps, d’argent, d’énergie et de foi en l’humanité.

On prendra pour exemple cette sympathique Française croisée à deux reprises sur un free campsite, voyageant seule dans son magnifique van intérieur bois et lin, acheté à des backpackers à Wanaka, qui hurlait (littéralement) en tapant sur son volant car le van ne démarrait qu’une fois sur 10. Et comme on la comprend : un van aussi joli et soigné à l’intérieur donnait effectivement cet aspect « bonne santé » au véhicule. À tort. Sans être pointilleux sur la mécanique nous aurions probablement fait la même erreur.

Donc, vous avez flashé sur une jolie déco. Passons aux choses sérieuses. Si la description mécanique est solide, rigoureuse, que tous les contrôles ont été faits, que le vendeur ou la vendeuse vous semble sérieux, qu’à la visite tout roule, que quand ça roule tout roule : GO. Sinon, passez votre chemin.

3. « Ne jamais acheter un van à des backpackers… »

Il est un peu hypocrite hein, ce conseil, puisque nous sommes tous backpackers. Mais il n’est pas dénué de fond. La vraie bonne formule devrait être : « Ne jamais acheter le van type backpackers« .

C’est à dire : qui n’a aucun papiers, aucune trace des anciens propriétaires ou un historique chelou sur Carjam, over-chargé en déco, pas trop trop sûr de quand date de quoi, et qu’on vous propose un million trois cent mille accessoires qui ne se vendraient qu’en brocante en région Centre (une mini planche de surf ! Une saucière à fleurs ! Une paire de gumboots taille 37 !)

Si votre projet est d’acheter un van vide, l’option d’acheter « local » s’offre à vous : vous trouverez plus facilement des van vides dans des garages ou chez des particuliers. Au moins de propriétaires courts il y a eu, au mieux c’est. Une personne utilisant son véhicule sur un long terme l’aura normalement entretenu, certainement plus qu’une autre sur 3, 6 ou 12 mois.

Si vous souhaitez acheter un van déjà aménagé, vous passerez forcément par la case backpackers. Dans ce cas là, soyez sérieux. Sans tomber dans la parano, assurez vous que tout vous permettra de rouler et pensez toujours à la revente. Évitez les annonces trop « market » qui insistent sur l’intérieur et les accessoires comme vu précédemment, les gens trop « à la cool » sur ce qui se passe dans leur van (« lol chais pas c’est quoi une vidange »), complètement à l’ouest quand vous leur posez des questions de base (« la cambelt je la change quand ? »), ou alors complètement mythomanes (« mon van automatique essence consomme 8 litres au cent poto »).

4. Le « vrai » problème mécanique.

Au moment où vous visiterez et conduirez votre potentiel bolide, certaines choses peuvent se produire : le véhicule démarre difficilement, de la fumée blanche ou noire s’échappe…Quelques signes qu’un vrai problème mécanique devrait vous alerter.

Nous avons déjà consacré un passage détaillé à ce sujet dans la seconde partie de notre Guide Ultime pour acheter son automobile.

5. Le « t’auras RIEN à faire sur le van… »

Faux, faux, faux, archi-faux.

Un van qui n’a besoin d’aucun frais et d’aucune petite réparation pendant un an, ça n’existe pas, tout simplement (on aimerait bien hein – mais non). La Nouvelle-Zélande est une île (on aime bien recycler plutôt que jeter sur une île), la plupart des véhicules qui y ont été importés ont déjà un peu de vécu, au Japon notamment (surtout ceux qui rentrent dans un budget backpackers), et rare sont ceux qui peuvent s’offrir un véhicule neuf ou quasi.

Sachez aussi que ces choses se négocient en fonction de ce qui vous incombera à l’achat du véhicule. Changer les pneus ? Changer la cambelt ? Lui refaire passer la certification self-contained ? Autant de détails qui peuvent vous aider à faire baisser le prix. Pendant la visite, notez bien les éléments qui seront selon vous à remettre à jour.

6. Le prix tout riquiqui.

Trouver un bolide pas cher, c’est chouette. Vraiment super chouette. Oui mais bon, trouver un van à mille dollars, ça soulève des questions.

Soit vous avez trouvé l’affaire du siècle, soit c’est l’arnaque de l’année. 100, 200, 500, 800 dollars en-dessous du prix, c’est une affaire. 1000 dollars à 2000 dollars, c’est quand même bizarre. On vous conseille encore une fois la prudence. Relisez, notez, vérifiez, posez autant de questions que vous jugerez nécessaires au vendeur. Et d’ailleurs si ce dernier se défile, ne culpabilisez pas. Ce n’est pas vous qui avez posé trop de questions, c’est probablement lui qui cherchait à vendre vite quelque chose d’assez louche.

Autre chose ajouter ? Des conseils, des questions, des anecdotes ? Lâchez des comz ou écrivez-nous !

Besoin d’un coup de pouce ? Téléchargez le guide ultime pour acheter votre bolide.

Où trouver mon futur bolide ?

Où trouver une voiture ou un van en Nouvelle-Zélande ? Sautez dans vos gumboots, on vous montre la marche à suivre. 

Avant de commencer.

Chaque PVT-iste a son histoire du « comment j’ai trouvé mon bolide« . Parfois au petit bonheur la chance, parfois après de multiples visites. La période de recherche peut ainsi s’étendre jusqu’à 2 voire 3 semaines. C’est pourquoi, avant toute chose, nous vous conseillerons toujours de prévoir 1 à 2 semaines en auberge (ou en WOOFing) à votre arrivée, le temps de trouver chaussure à votre pied. Cette période sera aussi pour vous l’occasion de faire votre numéro IRD, ouvrir un compte en banque, rencontrer d’autres voyageurs, bref, régler les premiers détails de l’arrivée.

Autre point que nous pensons important: n’essayez pas d’acheter votre véhicule avant de partir. 

Il faut dire que la tentation est forte à quelques semaines du départ. Sur les différents groupes Facebook dédiés à l’achat d’un véhicule (dont nous parlons plus bas), il n’est pas rare de voir des voyageurs commencer à poster des annonces de recherche ou « réserver » une visite avant même d’être arrivés sur le territoire. Rappelons qu’il est essentiel de visiter le véhicule, le conduire et rencontrer le vendeur avant d’acheter pour éviter les mauvaises surprises (et oui on est un peu des mamies de la prévention).

Toutefois, regarder à l’avance ce qui se vend et combien cela se vend sur les réseaux sociaux est une excellente idée pour vous faire une petite idée de ce que vous recherchez, ainsi que des prix qui varient selon les régions et les saisons. 

Il n’est donc pas inutile de commencer à rêver bolide sur le canapé de vos parents 5 jours avant le départ – mais attendez un peu avant d’investir.

Vous êtes déjà sur place ? Alors let’s go, voici les infos pour mener à bien votre mission.

1. Par hasard / au gré des rencontres.

Une fois en Nouvelle-Zélande, les choses s’emballent souvent de façon très fluide. On démarre par quelques nuits (voire quelques semaines) en auberge ou par un WWOOfing. Ces deux endroits seront bourrés de PVTistes.

Vous y ferez plein de rencontres et croiserez très probablement des personnes vendant leur voiture ou leur van, surtout s’il s’agit de « villes d’arrivées et de départ » (Auckland, Wellington ou Christchurch). Les auberges de jeunesse comportent souvent des « notice boards listing« , panneaux avec de nombreuses annonces écrites. Ne soyez pas timide : n’hésitez pas à dire à qui veut l’entendre que vous cherchez un véhicule. Dans les auberges qui fonctionnent en mode woofing, les réceptionnistes seront aussi des PVTistes, et pourront vous filer quelques bons plans.

Trouver sa voiture ou son van via la communauté de voyageur en auberge est ainsi le moyen le plus direct et le plus courant pour acheter son véhicule en Nouvelle-Zélande.

Attention : dans ce cadre, vous rachèterez un véhicule à un autre backpacker. Vous aurez donc moins de chance d’en trouver un vide, si tel est votre projet, et ces véhicules seront en général déjà aménagés, et avec un peu de vécu.

En revanche, si votre envie est de démarrer l’aventure tout de suite en achetant un véhicule déjà aménagé ou self-contained, vous trouverez assurément votre bonheur.

2. Via les réseaux sociaux.

C’est plutôt sur Facebook que ça se passe (ou écrivez nous si vous connaissez d’autres méthodes.) La nouvelle fonctionnalité « Market Place » propose des annonces, mais le plus souvent ce sont sur des groupes très actifs (plusieurs annonces par jour) que vous trouverez le plus de choix. Likez la page, ou demandez à rejoindre le groupe (un membre vous « acceptera » rapidement) pour avoir accès aux annonces de vendeurs et d’acheteurs.

Ce que nous utilisons :

Ou sur ce groupe « communauté française » qui comporte aussi des bons plans :

Il s’agit d’un des moyens les plus pratiques pour trouver votre bolide. Vous pourrez interagir directement avec les vendeurs, comparer les prix, commenter, demander plus de photos, et planifier des visites en live avec le vendeur.

3. Dans les internets.

Les sites principaux que nous avons recensé sont les suivants :

Plus souvent utilisé pour trouver du boulot, ce dernier regorge également de petites annonces voitures et vans, avec une catégorie qui y est entièrement consacrée.

Le site de vente le plus utilisé en Nouvelle-Zélande est Trade me, un genre de mix entre Ebay et Le Bon Coin, qui fonctionne par régions, avec des enchères dites « auctions » ou des achats immédiats avec la mention « Buy Now« .

Vous y trouverez beaucoup d’annonces pour des véhicules, soit venant de particuliers, soit venant de concessionnaires. C’est ainsi que nous avons acheté notre van, via un garage à Hamilton qui publiait une annonce sur Trade me. Nous en avons également expérimenté la visite chez un particulier, infructueuse, mais pas inintéressante.

Pour utiliser Trade me, il vous suffit de créer un compte (adhésion gratuite).

Vous pourrez acheter un véhicule via Trade me

  • Soit en utilisant un compte gratuit, 
  • Soit depuis ce que Trade me appelle un « compte authentifié ».

Pour devenir authentifié :

  • Le compte doit être crédité au départ avec un minimum de 10 dollars,
  • Ou vous devez avoir déjà acheté un objet (à n’importe quel prix) via l’option « Buy Now » ( cette démarche permet au site de vous identifier comme étant fiable).

En achetant via le site et par carte, aucun frais supplémentaire n’est prélevé à l’acheteur (ces derniers sont prélevés au vendeur).

Attention : avec un compte gratuit, vous ne pourrez pas échanger avec le vendeur, placer plus de 5 différentes enchères, ni acheter un objet à plus de 5000 dollars.

Toutefois, même sans compte authentifié, vous pourrez parfois avoir accès aux coordonnées du vendeur (téléphone, adresse mail ou adresse du concessionnaire), donc contourner le site en le contactant directement.

Pour vendre un véhicule sur Trade me :

En termes de taxes, le vendeur déboursera entre 9,99 dollars et 99,99 dollars avec 2 options :

  • Mettre le véhicule à un prix fixe et payer une taxe (un « fee« ) compris entre ces 2 chiffres,
  • Choisir la vente aux enchères avec un fee fixe de 39,99 dollars + 2% de fee supplémentaire sur la valeur de la vente finale (plafonnée à 99 dollars maximum). Bon à savoir pour avoir le point de vue de l’acheteur et évaluer un prix, ou pour le jour où vous revendrez votre bolide.

4. IRL – Concessionnaires et cars fairs.

C’est parfois IRL que vous verrez au fil des campsites, parking et routes passer des véhicules avec une affichette « à vendre », notamment en pleine saison. Surtout, comme mentionné plus haut, dans des coins touristiques où vous croiserez beaucoup de PVTistes sur le départ.

Sur votre chemin, vous verrez également plusieurs types de garages. Des concessionnaires mono-marques qui vendent des voitures neuves (rarement le territoire du PVTiste), mais aussi des petits garages qui vendent de tout, notamment des modèles remis à neufs. 

Nous avons déjà visité un van dans un garage croisé au hasard dans la banlieue d’Aukland. Cette pratique d’achat est moins fréquente parmi les backpackers, mais peut être intéressante. Attention toutefois à ce qu’on ne vous prenne pas trop pour un rookie, car vous êtes jeune et étranger, et vous avez affaire à un kiwi qui se doute que vous êtes un peu paumé et en profite (c’est rare mais ça existe).

Renseignez-vous bien sur les prix avant votre visite et n’hésitez pas à négocier pendant. Pour ce type d’achat, il vous faudra aussi bien parler anglais, ce qui n’est pas toujours évident.

Si vous êtes dans les environs d’une grande ville, essayez aussi les « cars fair » ou « cars markets« , littéralement « foires à véhicules » bondées de particuliers comme de petits concessionaires. N’hésitez pas à demander à la réception de votre auberge ou au DOC s’ils en connaissent dans votre ville.

À Auckland existent le City Car Fair le samedi ou le Ellerslie Car Fair le dimanche. Deux options que nous n’avons personnellement pas essayé, mais qui avait fait le bonheur d’un couple d’amis. Alors, pourquoi pas vous ?

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