Ça sent pas bon : 6 signes qu’il vaudrait mieux ne pas acheter

Loin de nous l’idée de vous porter la poisse, mais quand on décide d’acheter un véhicule, mieux vaut ne pas se louper.

On ne compte plus les histoires d’horreur entendues sur la route (fuite d’huile niagaresque, moteur mort, faux sticker self-contained…), certaines se soldant à contre-coeur par l’abandon du bolide et l’obligation d’en acheter un autre. Avec un budget de backpacker et des rêves de voyage, on aimerait mieux ne pas en arriver là.

Chez monvanaucalme, on est pas mécanos – mais on ne nous la fait pas pour autant. En un an, nous avons vu et entendu assez de choses pour pouvoir dire à d’autres : « ouhla non, ça sent pas bon ». Ayant fait des recherches au préalable et créé une petite « check-list » mécanique, nous avons pu éviter les pièges lors de l’achat de notre van, Pizza. Mais nous avons aussi parmi nos amis des cas très classiques de « véhicules à problèmes » que vous rencontrerez sûrement en Nouvelle-Zélande ou ailleurs. Voici donc un petit florilège de ce qui devrait vous mettre la puce à l’oreille et qui (on l’espère !) vous aidera à poursuivre l’aventure au calme.

1. Le « mauvais feeling ».

Bah oui, c’est tout simple. Les gens qui font du yoga ont dû vous le dire : il faut se faire CONFIANCE. Sur l’annonce ou pendant la visite, on a ce sentiment de malaise, généralement un mélange de choses qui vous semblent étranges sans que vous arriviez vraiment à mettre le doigt dessus. Et même si le temps presse, que de prime abord tout a l’air bien, que le prix est bas, que vous n’êtes pas les seuls sur le coup, et qu’il faut se décider pour vite se mettre en route – prudence !

Avant de trouver Pizza, nous avions repéré un van en très bon état sur Trade me, qui correspondait à toutes nos attentes. La description était certes un peu short (signe n°1), mais l’annonce présentait pas mal de photos du véhicule, et le propriétaire était kiwi. Feu vert, à priori. Nous nous rappellerons longtemps de la visite, à l’autre bout d’Auckland.

Rendez-vous pour 16h pris 3 jours avant par téléphone, le jour dit on se fait prêter une voiture et on traverse tous les embouteillages de la ville. Mais on arrive à l’heure, ouf. Quartier plutôt chic, avec de belles voitures et des vans rutilants un peu partout. Dans nos têtes, c’est bingo – Dans nos slips, c’est jojo. Bon, on tombe sur la seule maison qui collectionne les vieux pneus et les bidons rouillés dans son jardin. Bon, le proprio ne répond plus à son portable. Bon, on sonne à la porte et c’est un gamin de 15 ans assez antipathique qui nous ouvre. « Mon frère dort, il a la gueule de bois. ».

« Je vais vous montrer moi-même le van mais bon je connais pas trop… ». Ok, on monte dedans, le fiston assis au milieu et on démarre sans problème. Le van roule bien, on en profite pour poser quelques questions : « Un historique du véhicule ? Aucune idée », « si le WOF est à jour ? je sais pas. », « Si on roule souvent avec ? C’est le van de mon frère. », « Depuis quand il est proprio ? Bah environ 2 semaines … ».

On est tellement sur le cul qu’on ne regarde pas le moteur. On le ramène chez lui puis repartons chez nous. Le lendemain, texto du frère, pressé de vendre. On l’appelle, il est installé confort dans sa gueule de bois. « Écoutez je ne l’ai que depuis 2 semaines car en fait moi je fais du business de véhicules que j’achète et revends ». « Si le van a déjà eu des problèmes ou des réparations ? Non. ».

On lui propose de faire un mechanical check dans un garage de notre choix. « Pas de souci mais il faut que je vous dise, il y a une fuite, peut-être deux, au niveau de la transmission et peut-être aussi du vase d’expansion, enfin voilà rien de bien grave … ».

Nous avons donc répondu merci, mais non merci. Et ce, en dépit de la bonne impression de conduite du van et la forte envie de commencer notre voyage.

Le petit frère : « Mon grand frère dort aujourd’hui, c’est moi qui gère. »
Le grand frère : « Hier je dormais mais c’est moi qui vends. »

Le père : « Putain c’est moi ou les gamins sont encore en train de refourguer leur épave ? »

Car si le vendeur est négligent dans sa démarche de vente, il y a fort à parier qu’il l’est avec le véhicule. D’où ce « mauvais feeling » tout à fait justifié, qui n’est autre que la manifestation physique de votre inconscient criant « MAUVAIS PLAN BERNARD, MAUVAIS PLAN ! »

2. 100% déco, 0% mécanique.

Vous avez trouvé un van sur Facebook qu’il-est-beau qu’il-est-magnifique et regarde sur les photos ohlala le filtre sépia et la mer et ohlala la fresque d’inspiration maorie sur l’extérieur et ohlala les petits tiroirs avec les petites loupiotes.

En clair : le van vous a tapé dans l’oeil et on a beau être cyniques, nous sommes tous plutôt réceptifs à ce genre de détails. D’autant que pour vivre 12 mois dans 4m2, les petites loupiotes et le joli plaid vont être plus que nécessaires.

On ne dit donc pas que l’aménagement n’est pas important. Seulement voilà : le van, il faut qu’il ROULE. C’est la chose la plus importante pour votre voyage et pour la revente. La décoration intérieure n’est pas un signe de « bonne santé ».

Vous pourrez toujours investir 100 dollars chez K-Mart ou Spolight ou en « op’ shop » pour donner à votre bolide un style sympa, mais vous ne pourrez jamais voyager avec un van qui ne roule pas. Vous y perdrez beaucoup de temps, d’argent, d’énergie et de foi en l’humanité.

On prendra pour exemple cette sympathique Française croisée à deux reprises sur un free campsite, voyageant seule dans son magnifique van intérieur bois et lin, acheté à des backpackers à Wanaka, qui hurlait (littéralement) en tapant sur son volant car le van ne démarrait qu’une fois sur 10. Et comme on la comprend : un van aussi joli et soigné à l’intérieur donnait effectivement cet aspect « bonne santé » au véhicule. À tort. Sans être pointilleux sur la mécanique nous aurions probablement fait la même erreur.

Donc, vous avez flashé sur une jolie déco. Passons aux choses sérieuses. Si la description mécanique est solide, rigoureuse, que tous les contrôles ont été faits, que le vendeur ou la vendeuse vous semble sérieux, qu’à la visite tout roule, que quand ça roule tout roule : GO. Sinon, passez votre chemin.

3. « Ne jamais acheter un van à des backpackers… »

Il est un peu hypocrite hein, ce conseil, puisque nous sommes tous backpackers. Mais il n’est pas dénué de fond. La vraie bonne formule devrait être : « Ne jamais acheter le van type backpackers« .

C’est à dire : qui n’a aucun papiers, aucune trace des anciens propriétaires ou un historique chelou sur Carjam, over-chargé en déco, pas trop trop sûr de quand date de quoi, et qu’on vous propose un million trois cent mille accessoires qui ne se vendraient qu’en brocante en région Centre (une mini planche de surf ! Une saucière à fleurs ! Une paire de gumboots taille 37 !)

Si votre projet est d’acheter un van vide, l’option d’acheter « local » s’offre à vous : vous trouverez plus facilement des van vides dans des garages ou chez des particuliers. Au moins de propriétaires courts il y a eu, au mieux c’est. Une personne utilisant son véhicule sur un long terme l’aura normalement entretenu, certainement plus qu’une autre sur 3, 6 ou 12 mois.

Si vous souhaitez acheter un van déjà aménagé, vous passerez forcément par la case backpackers. Dans ce cas là, soyez sérieux. Sans tomber dans la parano, assurez vous que tout vous permettra de rouler et pensez toujours à la revente. Évitez les annonces trop « market » qui insistent sur l’intérieur et les accessoires comme vu précédemment, les gens trop « à la cool » sur ce qui se passe dans leur van (« lol chais pas c’est quoi une vidange »), complètement à l’ouest quand vous leur posez des questions de base (« la cambelt je la change quand ? »), ou alors complètement mythomanes (« mon van automatique essence consomme 8 litres au cent poto »).

4. Le « vrai » problème mécanique.

Au moment où vous visiterez et conduirez votre potentiel bolide, certaines choses peuvent se produire : le véhicule démarre difficilement, de la fumée blanche ou noire s’échappe…Quelques signes qu’un vrai problème mécanique devrait vous alerter.

Nous avons déjà consacré un passage détaillé à ce sujet dans la seconde partie de notre Guide Ultime pour acheter son automobile.

5. Le « t’auras RIEN à faire sur le van… »

Faux, faux, faux, archi-faux.

Un van qui n’a besoin d’aucun frais et d’aucune petite réparation pendant un an, ça n’existe pas, tout simplement (on aimerait bien hein – mais non). La Nouvelle-Zélande est une île (on aime bien recycler plutôt que jeter sur une île), la plupart des véhicules qui y ont été importés ont déjà un peu de vécu, au Japon notamment (surtout ceux qui rentrent dans un budget backpackers), et rare sont ceux qui peuvent s’offrir un véhicule neuf ou quasi.

Sachez aussi que ces choses se négocient en fonction de ce qui vous incombera à l’achat du véhicule. Changer les pneus ? Changer la cambelt ? Lui refaire passer la certification self-contained ? Autant de détails qui peuvent vous aider à faire baisser le prix. Pendant la visite, notez bien les éléments qui seront selon vous à remettre à jour.

6. Le prix tout riquiqui.

Trouver un bolide pas cher, c’est chouette. Vraiment super chouette. Oui mais bon, trouver un van à mille dollars, ça soulève des questions.

Soit vous avez trouvé l’affaire du siècle, soit c’est l’arnaque de l’année. 100, 200, 500, 800 dollars en-dessous du prix, c’est une affaire. 1000 dollars à 2000 dollars, c’est quand même bizarre. On vous conseille encore une fois la prudence. Relisez, notez, vérifiez, posez autant de questions que vous jugerez nécessaires au vendeur. Et d’ailleurs si ce dernier se défile, ne culpabilisez pas. Ce n’est pas vous qui avez posé trop de questions, c’est probablement lui qui cherchait à vendre vite quelque chose d’assez louche.

Autre chose ajouter ? Des conseils, des questions, des anecdotes ? Lâchez des comz ou écrivez-nous !

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Où trouver mon futur bolide ?

Où trouver une voiture ou un van en Nouvelle-Zélande ? Sautez dans vos gumboots, on vous montre la marche à suivre. 

Avant de commencer.

Chaque PVT-iste a son histoire du « comment j’ai trouvé mon bolide« . Parfois au petit bonheur la chance, parfois après de multiples visites. La période de recherche peut ainsi s’étendre jusqu’à 2 voire 3 semaines. C’est pourquoi, avant toute chose, nous vous conseillerons toujours de prévoir 1 à 2 semaines en auberge (ou en WOOFing) à votre arrivée, le temps de trouver chaussure à votre pied. Cette période sera aussi pour vous l’occasion de faire votre numéro IRD, ouvrir un compte en banque, rencontrer d’autres voyageurs, bref, régler les premiers détails de l’arrivée.

Autre point que nous pensons important: n’essayez pas d’acheter votre véhicule avant de partir. 

Il faut dire que la tentation est forte à quelques semaines du départ. Sur les différents groupes Facebook dédiés à l’achat d’un véhicule (dont nous parlons plus bas), il n’est pas rare de voir des voyageurs commencer à poster des annonces de recherche ou « réserver » une visite avant même d’être arrivés sur le territoire. Rappelons qu’il est essentiel de visiter le véhicule, le conduire et rencontrer le vendeur avant d’acheter pour éviter les mauvaises surprises (et oui on est un peu des mamies de la prévention).

Toutefois, regarder à l’avance ce qui se vend et combien cela se vend sur les réseaux sociaux est une excellente idée pour vous faire une petite idée de ce que vous recherchez, ainsi que des prix qui varient selon les régions et les saisons. 

Il n’est donc pas inutile de commencer à rêver bolide sur le canapé de vos parents 5 jours avant le départ – mais attendez un peu avant d’investir.

Vous êtes déjà sur place ? Alors let’s go, voici les infos pour mener à bien votre mission.

1. Par hasard / au gré des rencontres.

Une fois en Nouvelle-Zélande, les choses s’emballent souvent de façon très fluide. On démarre par quelques nuits (voire quelques semaines) en auberge ou par un WWOOfing. Ces deux endroits seront bourrés de PVTistes.

Vous y ferez plein de rencontres et croiserez très probablement des personnes vendant leur voiture ou leur van, surtout s’il s’agit de « villes d’arrivées et de départ » (Auckland, Wellington ou Christchurch). Les auberges de jeunesse comportent souvent des « notice boards listing« , panneaux avec de nombreuses annonces écrites. Ne soyez pas timide : n’hésitez pas à dire à qui veut l’entendre que vous cherchez un véhicule. Dans les auberges qui fonctionnent en mode woofing, les réceptionnistes seront aussi des PVTistes, et pourront vous filer quelques bons plans.

Trouver sa voiture ou son van via la communauté de voyageur en auberge est ainsi le moyen le plus direct et le plus courant pour acheter son véhicule en Nouvelle-Zélande.

Attention : dans ce cadre, vous rachèterez un véhicule à un autre backpacker. Vous aurez donc moins de chance d’en trouver un vide, si tel est votre projet, et ces véhicules seront en général déjà aménagés, et avec un peu de vécu.

En revanche, si votre envie est de démarrer l’aventure tout de suite en achetant un véhicule déjà aménagé ou self-contained, vous trouverez assurément votre bonheur.

2. Via les réseaux sociaux.

C’est plutôt sur Facebook que ça se passe (ou écrivez nous si vous connaissez d’autres méthodes.) La nouvelle fonctionnalité « Market Place » propose des annonces, mais le plus souvent ce sont sur des groupes très actifs (plusieurs annonces par jour) que vous trouverez le plus de choix. Likez la page, ou demandez à rejoindre le groupe (un membre vous « acceptera » rapidement) pour avoir accès aux annonces de vendeurs et d’acheteurs.

Ce que nous utilisons :

Ou sur ce groupe « communauté française » qui comporte aussi des bons plans :

Il s’agit d’un des moyens les plus pratiques pour trouver votre bolide. Vous pourrez interagir directement avec les vendeurs, comparer les prix, commenter, demander plus de photos, et planifier des visites en live avec le vendeur.

3. Dans les internets.

Les sites principaux que nous avons recensé sont les suivants :

Plus souvent utilisé pour trouver du boulot, ce dernier regorge également de petites annonces voitures et vans, avec une catégorie qui y est entièrement consacrée.

Le site de vente le plus utilisé en Nouvelle-Zélande est Trade me, un genre de mix entre Ebay et Le Bon Coin, qui fonctionne par régions, avec des enchères dites « auctions » ou des achats immédiats avec la mention « Buy Now« .

Vous y trouverez beaucoup d’annonces pour des véhicules, soit venant de particuliers, soit venant de concessionnaires. C’est ainsi que nous avons acheté notre van, via un garage à Hamilton qui publiait une annonce sur Trade me. Nous en avons également expérimenté la visite chez un particulier, infructueuse, mais pas inintéressante.

Pour utiliser Trade me, il vous suffit de créer un compte (adhésion gratuite).

Vous pourrez acheter un véhicule via Trade me

  • Soit en utilisant un compte gratuit, 
  • Soit depuis ce que Trade me appelle un « compte authentifié ».

Pour devenir authentifié :

  • Le compte doit être crédité au départ avec un minimum de 10 dollars,
  • Ou vous devez avoir déjà acheté un objet (à n’importe quel prix) via l’option « Buy Now » ( cette démarche permet au site de vous identifier comme étant fiable).

En achetant via le site et par carte, aucun frais supplémentaire n’est prélevé à l’acheteur (ces derniers sont prélevés au vendeur).

Attention : avec un compte gratuit, vous ne pourrez pas échanger avec le vendeur, placer plus de 5 différentes enchères, ni acheter un objet à plus de 5000 dollars.

Toutefois, même sans compte authentifié, vous pourrez parfois avoir accès aux coordonnées du vendeur (téléphone, adresse mail ou adresse du concessionnaire), donc contourner le site en le contactant directement.

Pour vendre un véhicule sur Trade me :

En termes de taxes, le vendeur déboursera entre 9,99 dollars et 99,99 dollars avec 2 options :

  • Mettre le véhicule à un prix fixe et payer une taxe (un « fee« ) compris entre ces 2 chiffres,
  • Choisir la vente aux enchères avec un fee fixe de 39,99 dollars + 2% de fee supplémentaire sur la valeur de la vente finale (plafonnée à 99 dollars maximum). Bon à savoir pour avoir le point de vue de l’acheteur et évaluer un prix, ou pour le jour où vous revendrez votre bolide.

4. IRL – Concessionnaires et cars fairs.

C’est parfois IRL que vous verrez au fil des campsites, parking et routes passer des véhicules avec une affichette « à vendre », notamment en pleine saison. Surtout, comme mentionné plus haut, dans des coins touristiques où vous croiserez beaucoup de PVTistes sur le départ.

Sur votre chemin, vous verrez également plusieurs types de garages. Des concessionnaires mono-marques qui vendent des voitures neuves (rarement le territoire du PVTiste), mais aussi des petits garages qui vendent de tout, notamment des modèles remis à neufs. 

Nous avons déjà visité un van dans un garage croisé au hasard dans la banlieue d’Aukland. Cette pratique d’achat est moins fréquente parmi les backpackers, mais peut être intéressante. Attention toutefois à ce qu’on ne vous prenne pas trop pour un rookie, car vous êtes jeune et étranger, et vous avez affaire à un kiwi qui se doute que vous êtes un peu paumé et en profite (c’est rare mais ça existe).

Renseignez-vous bien sur les prix avant votre visite et n’hésitez pas à négocier pendant. Pour ce type d’achat, il vous faudra aussi bien parler anglais, ce qui n’est pas toujours évident.

Si vous êtes dans les environs d’une grande ville, essayez aussi les « cars fair » ou « cars markets« , littéralement « foires à véhicules » bondées de particuliers comme de petits concessionaires. N’hésitez pas à demander à la réception de votre auberge ou au DOC s’ils en connaissent dans votre ville.

À Auckland existent le City Car Fair le samedi ou le Ellerslie Car Fair le dimanche. Deux options que nous n’avons personnellement pas essayé, mais qui avait fait le bonheur d’un couple d’amis. Alors, pourquoi pas vous ?

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